Transférer un nom de domaine : code auth, délai et blocage de 60 jours

Interface de gestion d'un domaine avec le verrouillage de transfert à désactiver avant toute migration

Transférer un nom de domaine vers un autre registrar nécessite trois éléments : le code d’autorisation (AuthInfo ou EPP code), le déverrouillage du domaine chez le bureau d’enregistrement actuel, et le respect du délai de blocage de 60 jours imposé par l’ICANN depuis sa politique de transfert révisée. La procédure prend entre cinq et sept jours une fois la demande validée par les deux registrars.

Le code AuthInfo : sans lui, aucun transfert ne démarre

Le code d’autorisation (aussi appelé code EPP ou Auth-Info) est un mot de passe unique associé au domaine. Il prouve que la personne qui initie le transfert a bien le droit de le faire. Ce code se récupère dans l’espace client du registrar actuel, généralement dans la section de gestion du domaine concerné. Certains bureaux d’enregistrement l’affichent directement, d’autres l’envoient par courriel au titulaire après une demande explicite.

Une fois le code obtenu, il faut le saisir chez le nouveau registrar au moment de commander le transfert. Un code erroné ou expiré bloque la procédure.

60 jours de blocage : deux situations où le transfert est refusé

La politique de l’ICANN interdit tout transfert sortant dans les 60 jours suivant l’enregistrement initial du domaine ou dans les 60 jours suivant un précédent transfert. Ce verrouillage s’applique aux extensions génériques (.com, .net, .org, .info). Les extensions nationales comme le .fr relèvent de l’Afnic, qui impose ses propres règles : le transfert d’un .fr est possible dès le lendemain de la création, sans période de blocage équivalente.

Autant le dire, oublier ce délai de 60 jours reste la cause la plus fréquente d’échec sur les extensions génériques.

Voir aussi Enregistrements DNS A, CNAME, MX et TXT : à quoi sert chacun

Quatre étapes pour mener le transfert à terme

La séquence complète se déroule ainsi :


| Étape | Action | Responsable |
|—|—|—|
| 1 | Désactiver le verrouillage (transfert lock) dans l’espace client | Registrar actuel |
| 2 | Récupérer le code AuthInfo | Registrar actuel |
| 3 | Lancer la commande de transfert en saisissant le code | Nouveau registrar |
| 4 | Confirmer le transfert via le courriel de validation (envoyé au titulaire) | Titulaire du domaine |

Le nouveau registrar soumet la demande, l’ancien registrar dispose de cinq jours pour l’accepter ou la refuser. Sans réponse, le transfert est automatiquement validé. La durée d’enregistrement restante est conservée, et une année supplémentaire est ajoutée à l’expiration en cours.

Pendant le transfert, le site reste accessible : les enregistrements DNS ne changent pas tant que le titulaire ne modifie pas les serveurs de noms. La propagation DNS n’intervient que si les serveurs de noms sont modifiés après le transfert.

Transférer le domaine ne transfère pas l’hébergement

Peut-on changer de registrar sans toucher au site ? Oui. Le transfert de domaine concerne uniquement le bureau d’enregistrement qui gère le nom. L’hébergement du site, les fichiers, les bases de données et les courriels restent chez l’hébergeur en place. Pour migrer aussi le contenu du site vers un autre prestataire, il faut exporter les fichiers (via SFTP) et les bases de données séparément.

Une redirection de nom de domaine, quant à elle, ne nécessite aucun transfert : il suffit de créer une redirection 301 ou de modifier l’enregistrement DNS chez le registrar actuel pour pointer vers la nouvelle destination.

Changer le nom de domaine lui-même (par exemple passer de ancien-site.fr à nouveau-site.fr) n’est pas un transfert : c’est un nouvel enregistrement, suivi d’une redirection permanente de l’ancien vers le nouveau.

Damien Roux
Damien Roux

Damien Roux est l'hébergement web. de web-city.fr, il partage guides pratiques, comparatifs objectifs et outils gratuits pour choisir le bon hébergeur et créer son site WordPress

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